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SPIRITAINS : 321e année dans le monde et 141e année de présence au Congo

mardi 11 juin 2024

Les spiritains pendant leur fête patronale

La fête de la Pentecôte est pour les Spiritains un jour de liesse, parce qu’ils repensent la mission reçue par les apôtres. Cette année, marque la 321e de l’existence de la Congrégation, puisque créée à la Pentecôte 1703. C’est à cette occasion qui constitue leur fête patronale que ceux-ci se sont réunis le dimanche 19 mai 2024 à Notre-Dame des Victoires de Ouenzé à la messe de 10h30. La messe a été dite par le 1er assistant, curé de la paroisse, père Jonas Clotaire Bangui, successeur direct du supérieur provincial en déplacement. Conformément à leur devise : Cor Unum et Anima Una, c’est-à-dire un seul cœur et une seule âme (Actes 4, 32).

« La joie d’un père éblouit toute sa maison » : les spiritains en joie, c’est toute l’Église du Congo qui l’est et qui l’était également. Cette joie a été partagée autour d’un repas avec quelques fidèles venus de différentes paroisses. La mission spiritaine est aussi la mission de notre Église, alors nous devons la porter en prière au même titre que nos intentions personnelles.

Le 4 juin 2023 à Loango dans le Kouilou, l’Église du Congo célébrait les 140 ans de son évangélisation. Une activité qui a vu la présence des autorités ecclésiastiques et celles du corps étatique.

Qui sont-ils ?

Les spiritains sont une congrégation religieuse internationale. Ils vivent leurs charismes au sein d’une communauté dans laquelle ils respectent les piliers de la vie religieuse ou de vie communautaire. Le statut de religieux spiritain s’acquiert au noviciat, étape au cours de laquelle les candidats prononcent les vœux d’obéissance, de pauvreté et de chasteté. Tous les spiritains ont donc en commun les vœux car, il y a parmi eux les prêtres et les frères. Cependant le choix de devenir prêtre ou frère se fait soit au début ou pendant la formation puisque le discernement se fait au quotidien. A côté des frères et pères spiritains, il y a ces personnes qui souhaitent vivre le charisme spiritain étant mariés ou étant dans un autre cercle que la vie religieuse. Celles-ci ont la possibilité de devenir soient ami(e)s soient associé(e)s Spiritain(e)s, soient elles peuvent intégrer la fraternité spiritaine.

Où sont-ils ?

Dans la même optique que les pères fondateurs Claude François Poullart des Places et François-Marie Paul Libermann, la congrégation du Saint-Esprit a réussi à s’implanter dans tous les continents du monde à l’instar de l’Église universelle. Pour ne parler que de la ville de Brazzaville, nous les trouvons présents à la Maison Libermann (proche de Javouhey), à Sainte Marie actuelle Notre-Dame des Victoires de Ouenzé, à Saint Kisito de Makélékélé, à Saint Grégoire de Massengo et à la communauté Père Paul Ondia de Kinsoundi.

Que font-ils ici à Brazzaville ?

Les spiritains sont tant dans la pastorale que dans l’éducation. A l’exception des paroisses et communautés religieuses citées plus haut, on les retrouve dans les écoles Père Paul Ondia ex « Mikaté Epola » et Libermann I à Moungali. A Jarrot (Bacongo), ils s’occupent de la réinsertion sociale des enfants et jeunes désemparés. L’œuvre éducative chez les spiritains est un projet voulu par leur patriarche Daniel Brottier.

Olivier BAVOUMINA,
Stagiaire missionnaire à Notre-Dame des Victoires de Ouenzé,
(Congrégation du Saint-Esprit).

 

 


 
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